Auteur, autor, author

D'abord sémiologue publicitaire, Jean-Pierre Martinez est aujourd'hui auteur de théâtre et scénariste pour la télévision.


Pour la scène, il a écrit dix comédies : Café des Sports (créée au Théâtre Roublot à Fontenay-sous-Bois en juin 2002 dans une mise en scène de Danièle Bouvier), Come Back (créée au Théâtre des Deux Rêves à Paris en août 2006 dans une mise en scène de Éric Hénon), Elle et Lui (créée au Théâtre Marie-Jeanne à Marseille en mai 2006 dans une mise en scène de Caroline Steinberg), Strip Poker (créée au Théâtre de Ménilmontant à Paris en mars 2008 dans une mise en scène de Marc Duret),  Brèves du Temps Perdu (créée au Théâtre Le Poulailler au Havre en mai 2008 par la Cie Pour Qui Pourquoi), Photo de Famille (première lecture publique au Théâtre de La Huchette à Paris en juin 2008 dirigée par Hélène Cohen), Miami Playa (crée au Théâtre Royal à Lyon en janvier 2009 dans une mise en scène de Nicolas Norest), Chroniques d'une Vie Laborieuse, Les Monoblogues, et Happy Hour, ses toutes dernières pièces, encore inédites.


Pour le petit écran, il a écrit une soixantaine d'épisodes de séries : Avocats & Associés (une série d'Alain Krief et Valérie Guignabodet avec François-Éric Gendron, Valérie Benguigui, Victor Garrivier, Jean-Claude Dauphin, Delphine Serina, Muriel Combeau, Frédéric Gorny, Julie Debazac, Gaela Le Devehat, Cécile Rebboah, Ingrid Mareski, Mathias Mlecuz, Flannan Obé...), Équipe Médicale d'Urgence (une série d'Isabel Sébastian avec Christian Vadim, Frédéric Quiring, Sophie Broustal, Fanny Gilles, Denise Chalem, Nanou Garcia, Dan Herzberg, Daniel Lobé, Lionel Sautet...), Enquêtes Réservées (une série de Clémentine Dabadie avec Jérôme Anger, Yvon Back, Nathalie Besançon...), Sur Le Fil (avec François Levantal, Micky Sebastian, Benjamin Boyer, Solène Bouton, Jacques Bondoux, Xavier Gallais, Nozha Khouadra...), Extrême Limite (avec Astrid Veillon, Patrick Raynal, Grégori Baquet, Tonya Kizinger, Sylvie Loeillet...), Studio Sud (avec Tomer Sisley, Manuel Gélin, Séverine Ferrer, Macha Model...), Le Cap des Pins (avec Paul Barge, Claude Jade, Dora Doll, Mélanie Maudran, Roger Mirmont...), La Vie Devant Nous (avec Gianni Giardinelli, Delphine Chanéac, Élodie Yung...), Indaba (avec Philippe Bas), La Dernière Réserve (dessin animé)...


Jean-Pierre Martinez est sociétaire de la SACD et membre des Ecrivains Associés du Théâtre.

Traduccion español

Translation english

Compagnies

Merci à tous ceux, professionnels ou amateurs, qui font vivre et voyager ces textes en France et à l'étranger :
Tant Pis Pour La Glycine (Saint Mandé), Atelier De La Girafe (Fontenay-sous-Bois), Atelier de Réalisation de l'Ecole de Théâtre (Fontenay-sous-Bois), APC Production (Paris), Pourqui Pourquoi (Le Havre), École de Musique (Bois Guillaume), Théâtre Ni Trop (Brest), La Chance du Débutant (Nice), Arts-Scéniques et Belle Forêt (Arbonne La Forêt), Les Artificateurs (Paris), Compagnie Labile (Suisse), Ticatrac (Naintre), Centre Socio Culturel (Elven),  La Grande Ourse (Marseille),  La Cour des Miracles (Coubon), Foyer d'Éducation Populaire (Cisse),  Résonance (Saint Bonnet Briance), Atelier Théâtre (Sannois), Veritas Poetae (Saint André Lez Lille), Act Théâtre Val d'Europe (Coupvray), Les Insomniaques (Frépillon), Troupe de Théâtre d'Allonne (Allonne), Les Gaies Lurettes (Cormeilles-en-Vexin), Le Triangle des Cagouilles (Sainte Eulalie), Théâtre du Piat (Lyon), L'Escalier Qui Monte (Agen), Théâtre du Moncel (Octeville), Vents et Marées (La Roche Sur Yon), Troupe Scolaire de Saskatchewan (Canada), Compagnie du Coquelicot (Carpiquet), Collège Jeanne d'Arc (Fougères), CMCAS Gironde (Bordeaux), Bureau des Elèves de l'AMGE (Strasbourg), Tim et Co (Saulx Les Chartreux), Troupe du Trabil (Suisse), Troupe de Théâtre du Vully (Suisse), Théâtre à Dire (Paris), Troupe Cent Faces (Québec), Compagnie des Quatre Blés de l'École de Théâtre Les Meuliers (La Ferté-sous-Jouarre), Capriccio Estravagante (Lyon), Compagnie Lou Rideou (Tanneron), Association Éphémère (Esquibien), Théâtre Déboulonné (Desvres-Samer), École de Musique (Louvroil), Impro 78 (Carrières-sur-Seine), Association Evade (Wimille), Théâtre des Brûle Planches (Aurice), Saltimbanques 02 (Guignicourt), Art et Théâtre (Plessis-Pâté), ATSCAF (Boulogne sur Mer)...
Les nombreux oubliés sont cordialement invités à se signaler.

L'AVIS DU PUBLIC
ELLE ET LUI : 9/10


-Et moi alors... - 9/10
Mise à part l'extrême petitesse de la salle qui ne tolère aucune foule trop nombreuse, nous avons, moi et ma bande (nous étions 9), passé un moment très agréable sans longueur. Ces couples nous ont fait rire et quelque fois grincer des dents avec beaucoup de finesse et d'à propos. Donc merci encore TTro écrit le 07/03/2007 par : ttromek (3 critiques , a vu cet évènement avec BilletReduc.com )

-sympathique ! - 9/10
Un spectacle bien construit et très bien interprêté qui nous renvoie gaiement aux "heurts" et bonheurs de la vie à deux. A voir. écrit le 20/02/2007 par : doderlein (3 critiques , a vu cet évènement avec BilletReduc.com )

-Drôle - 10/10
Ce monologue est trés drôle et touchant , c'est vraiment la piéce à ne pas manquer ! Bravo ! écrit le 20/02/2007 par : pat76 (1 critique )

-Merci... - 10/10
J'ai passé un excellent moment... Bravo à toute l'équipe... C'est drôle, décapant; les comédiens sont très généreux... bref.. à aller voir... surtout en ces dimanches de grisaille - écrit le 16/02/2007 par : marie (1 critique , a vu cet évènement avec BilletReduc.com)

-à voir absolument - 10/10
La pièce est très drôle, la mise en scène originale, les deux comédiens sont excellents, et de plus la pièce démarre à l'heure, ce qui est très rare, par contre, le théâtre est très moche, et dans un quartier pourri - écrit le 11/02/2007 par : Hisigi (1 critique , a vu cet évènement avec BilletReduc.com)

-la vie au scalpel - 9/10
Petit théâtre et grand talent, ces deux comédiens valent plus que le détour, elle (charmante) lui, un peu paumé nous tiennent en éveil jusqu'au bout, c'est plein de vie et chacun de nous s'y retrouve un peu, beaucoup. A ne pas manquer - écrit le 30/01/2007 par : breton (1 critique)

-Le plaisir de rire - 9/10
Excellente surprise : un pur petit bonheur de rire et de vérité. légèreté, entraint, bonne humeur. Des acteurs plein de vie. Mise en scène d'une efficacité implacable. Interludes musical trés à propos. Bref je le re-dis que du bonheur! - écrit le 22/01/2007 par : sandrine (1 critique)

-original et drôle - 8/10
c'est un excellent moment que l'on passe en allant voir cette pièce ! c'est drôle, fin et la mise en scène vaut également le détour. les acteurs sont vraiment très bien. un conseil : allez-y !!!! - écrit le 21/01/2007 par : gaga (1 critique)

-inventif ! - 9/10
Une super piece très amusante, à mi-chemin entre la BD et la vie quotidienne. Ce couple ne s'entend pas au mieux - écrit le 15/01/2007 par : dam (1 critique)

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Association de théâtre amateur.Crée par un petit groupe de Frouzinois en 1989. Le site pour découvrir notre association, connaitre les pièces jouées, les dates de représentations.










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Le Théâtre du Monde

... et le Monde du Théâtre
 
À bicyclette

Même si les frontières sont parfois floues entre ces deux mondes, il est d'usage d'opposer le théâtre amateur au théâtre professionnel. Le premier considérant le second comme son impossible étoile, et le second regardant parfois le premier avec quelque condescendance. Le Tour de France, cependant, n'interdit pas les balades à vélo. Et pour nous, auteurs, peu importe qui enfourchera nos bicyclettes. Pourvu que la promenade soit belle. Avec Fernand, avec Firmin, avec Francis et Sébastien. Et puis Paulette...


Précédents Articles sur le Théâtre du Monde et le Monde du Théâtre


Avis aux amateurs... et aux professionnels
Par le seul biais de ce site et de quelques autres
(merci au Proscenium et à la Théâtrothèque)
cinq des dix pièces présentées ici ont déjà été montées
par plus de 50 compagnies
pour un total d'environ 500 représentations.


POUR TÉLÉCHARGER GRATUITEMENT CES 10 COMÉDIES
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Ces textes sont donc librement consultables.
Ils sont mis gracieusement par l'auteur à la disposition
des écoles de théâtre ou des professeurs de français
(les sketchs ou saynètes bien adaptées pour un travail de scènes)
Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur,
cependant, vous devez obtenir l'autorisation de la
SACD
Cette autorisation peut être obtenue très simplement en ligne :
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   Son producteur envisage désormais une tournée
   en duo avec Farrah Fawcett.

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    Qui va lui succéder à la tête de la Villa Médicis :
   Paloma Picasso, Anthony Delon, Olivier Poivre d'Arvor ?

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Qui va lui succéder à la tête de la Villa Médicis : Paloma Picasso, Anthony Delon, Olivier Poivre d'Arvor ?

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Avec la discussion sur l'opportunité d'interdire en France le port de la burqa s'ouvre à nouveau un débat sur l'encadrement législatif du port de signes religieux dans la sphère publique et laïque. Il peut dès lors être intéressant de rappeler ce qu'est un signe, et ce qui le distingue tout d'abord du symbole. D'un point de vue sémiologique, le signe peut être comparé à une pièce de monnaie. Côté face, un signifiant (le son d'un mot, par exemple). Côté pile, un signifié (le sens de ce même mot). Comme la pièce de monnaie, le signe entre par ailleurs dans un système d'échange généralisé. Echanger des mots avec quelqu'un, c'est en quelque sorte lui rendre la monnaie de sa pièce... C'est Saussure, père du structuralisme, qui le premier a souligné l'une des caractéristiques fondamentales du signe linguistique, à savoir son aspect "arbitraire". Il mettait ainsi en évidence le fait qu'il n'existe, a priori, aucun lien nécessaire entre la dimension sonore d'un mot, et le sens auquel il renvoie. C'est pourquoi, lorsqu'on passe d'une langue à l'autre, le même son peut renvoyer à des significations distinctes, tandis que le même sens est véhiculé par des sons différents. Tous les signes, cependant, ne sont pas arbitraires. Il existe ainsi un lien naturel entre l'image de la balance et l'idée de la justice à laquelle elle renvoie : dans les deux cas, il s'agit de peser le poids et le contrepoids, le pour et le contre. Plutôt que de signe, arbitraire, il faut alors parler de symbole, motivé. Comment, cependant, fonder en droit l'interdiction de certains signes (religieux, par exemple) plutôt que d'autres ? Tout d'abord, il convient de noter que tous les signes éventuellement concernés ne sont pas arbitraires, au sens de Saussure, mais qu'ils constituent parfois des symboles, par l'évidence (pour ne pas dire la brutalité) de leur signification. Ainsi, le voile et a fortiori la burqa, ne sont pas des signes arbitraires qui nécessiteraient, pour être décodés, la connaissance d'un code préalable : ils constituent des symboles universels immédiatement lisibles. Il existe, en effet, un lien si l'on peut dire naturel entre l'obligation, pour la femme, de se voiler la face voire d'emprisonner tout son corps dans une prison grillagée, et l'idée d'aliénation que cette obligation sous-tend. Au-delà du lien, arbitraire ou motivé, unissant le signifiant au signifié, il faut ensuite s'interroger sur le contenu du signe ou du symbole à interdire. De ce point de vue, pourquoi ne pas reconnaître franchement que l'interdiction de la burqa ne la vise pas en tant que signe identitaire, mais bien en tant que symbole idéologique, dans la mesure où l'idéologie qu'elle véhicule est incompatible avec les valeurs laïques de la République (notamment l'égalité des sexes) ? La burqa n'apparaît pas comme un simple signe d'appartenance communautaire, mais comme un symbole de soumission absolue de la femme à une autorité masculine et/ou religieuse se situant elle-même au-dessus de (et donc hors) la loi républicaine. Des mots au voile qui pourrait les recouvrir, on passe ainsi de l'arbitraire du signe, gage d'une liberté de penser et d'évoluer, au symbole de l'arbitraire, qui en est la négation éternel. Mais le port de la burqa va bien au-delà du symbole : en limitant matériellement et non pas seulement symboliquement la liberté de la femme (en l'empêchant de pratiquer bon nombre d'activités physiques), la burqa passe du statut sémiologique de signe à celui d'indice : comme le boulet pour les prisonniers ou la laisse pour les chiens, la burqa ne se contente pas de symboliser une entrave à la liberté, elle indique la réalité de cette aliénation et contribue à la mettre en oeuvre. Lorsqu'en outre cet indice, en s'affichant de façon ostentatoire, devient prosélytisme et provocation, il acquiert le statut sémiologique de signal. Quant au prétendu consentement des femmes qui adopteraient volontairement cet instrument d'auto-flagellation, il ne légitime en rien sa pratique. Sauf à penser qu'à l'inverse, la sincérité des nudistes (qui eux n'attentent en rien à l'égalité des sexes et à la dignité de la femme) légitimerait l'exhibitionnisme. Ou que le bon vouloir des faibles d'esprit embrigadés par toutes sortes de sectes exonère automatiquement ces dernières, et les autorise à prospérer en toute légalité. Décidément, pour tous les amoureux de la liberté, ce signal sémiologique qu'est la burqa doit être perçue comme un signal d'alarme...

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ENTRADA DE LOS ARTISTAS

La oscuridad se hace, como si el espectáculo iba a comenzar. Pero nada ocurre durante un tiempo bastante largo para instalar un cierto malestar en el público. La luz vuelve en un rincón de la sala donde un espectador y una espectadora, que parecen no conocerse, estan sentados juntos. El hombre compulsa nerviosamente La Guía del Ocio, y echa un vistazo a su reloj. La mujer toma rosetas de un gran cartucho, y los come compulsivamente de una manera poco discreta.

El - Perdón... ¿ Sabes lo que pasa ?

Ella (con un gesto de ignorancia) - Pues... esperamos a los comediantes.

El - Hasta ahora, solo los espectadores llegaban con retraso al teatro. Si los actores hacen igual...

Silencio.

Ella (hablando de la Guía del Ocio) - ¿ Me permites echar un vistazo ? En caso de que la actuación sea anulada...

El le da su Guía del Ocio. Ella no sabe como cogerla, con su cartucho de rosetas en las manos.

Ella (dándole su cartucho) - ¿ Quieres ?

El hesita un momento antes de aceptar, para liberarle las manos. Ella hojea la guía, sin encontrar lo que esta buscando. El come rosetas, con una mueca de disgusto.

Ella (renunciando) - No encuentro nada en esa guía...

El - Y a mi no me gustan las rosetas...

Ella le devuelve su guía y el recoge su cartucho.

Ella - Que le vamos a hacer... Ya es tarde para el cine... Tendremos que esperar...

El - A ver si por lo menos vale la pena...

Ella (preocupada) - ¿ Las críticas son malas ?

El (mirando hacia el público) - No hay mucha gente en la sala...

Ella – Mira, las críticas, no significan mucho... A veces, al teatro, se ven cosas... Ensalzadas por los críticos... Dura siglos... Nadie se atreve a decir que se aburre por miedo a pasar por un idiota. Y después te diran : ves lo profundo que es, no has entendido nada...

El - Con la comedia, ya, no es tan fácil. Si la gente no se rie durante la actuación, no vamos a decirle despues : es una comedia muy divertida, pero solo para los críticos.

Ella - ¿ Eres crítico?

El (sorprendido) - ¿ Tu no ?

Ella - Actriz...

El – Ah, si... Por supuesto…

Ella - Menos los comediantes y los críticos, nadie va al teatro ahora ¿ No ? Uno de cada dos espectadores es un actor. Acabaremos por no saber donde esta el escenario...

El - ¿ Conoces la obra esa ?

Ella - No... Pero una amiga mia actua en ella. Vengo a verla... para hacerle un favor.

El - ¿ Es una actriz famosa ?

Ella - Hace mas bien teatro...

El - Entonces... (Sospechoso) ¿ Y tu, eres actriz de verdad ?

Ella (preocupada) - ¿ Encuentras que no actuo bien ?

El - Si, si... Actuas muy bien.

Ella - Actriz de noche y... guarda de museo de dia.

El - Vista la modernida del repertorio, no es tan diferente...

Silencio.

Ella - No tengo mas rosetas...

El (en un sospiro) - Quizas habremos muerto de hambre antes el comienzo del espectáculo... 

Ella - Si... Parece que nos han olvidados...

El - Dentro de unos años, una asistenta encontrara los dos esqueletos nuestros, la mano en la mano.

Ella - ¿ La mano en la mano...?

El - Al ver llegar el fin, a lo mejor nos abandonaremos a un gesto de ternura. Somos como dos naufragados en una isla desierta ¿ No ? No tenemos para que escoger...

Ella - ¿ Crees que van a devolvernos el dinero ?

El (sorprendido) - ¿ Has pagado el billete ?

Ella - No...

El - Asi que...

Se levantan para salir.

El - Volveremos otra dia...
 
Ella - Si la obra esta todavia en cartelera. Va ser un fracaso ¿ No ?

El - Iremos a ver otra.

Ella - ¿ Es una invitación ?

El (sacando un carton) - Para dos.

Ella - Espero que esta vez, comenzaran a punto... ¿ Que es ?

El (leyendo el carton) – Ella y El...

Ella – Parece aburrido ¿ No ?

El - Perdon, voy a reconectar el móvil...

Ella – Ah, si... Habia olvidado apargar el mio...

Se van. Oscuridad en la sala.


1 - NOCHE DE BODAS

Ella y el se dejan caer en el sofá, agobiados.

Ella - ¡ Por fin ! Pensé que nunca iban a marcharse...

El - Dicen que de diez parejas, siete no follan durante la noche de bodas... Ahora entiendo porque...

Ella (cachonda) - ¿ Tratamos de mejorar la estadística ?

El - Te olvidas de que despegamos a las cinco de la mañana... De Girona...

Ella - ¿ De Girona ?

El - ¡ Ya te lo he dicho ! Compré los billetes con una subasta en E.Bay...

Ella - ¿ Porque las compañias low cost tienen que despegar de Girona ? Quizas porque cuando despegas de Girona, te hace ilusión aterrizar a cualquier parte en el mundo. Incluso a Bratislava...

El - Dicen que es muy bonito, Bratislava... Durante la primavera...

Ella - ¿ No estas confundiendo con Praga ?

El - Esta por al lado ¿ No ?

Ella - Las Maldivas, es bonito todo el año... Y te acuerdas que la primavera empieza solo en dos meses...

El - Las Maldivas... Todo el mundo va ¿ No ?

Ella - Es cierto que un viaje de bodas a Bratislava, es mucho mas original... No cruzaremos muchos recién casados en el avión... La única pareja que se habia confundido Bratislava con Brasilia ha conseguido volver a vender sus billetes en E.Bay...

El - Nos pagaremos Las Maldivas en unos años... Para nuestro cumpleaño de bodas...

Ella - Si... Nuestras bodas de plata... Cuando no conseguiré entrar en el bikini... (Sospiro) La vida es mal hecha. Tendriamos que heredar a los viente, empezar a trabajar a los cincuenta al acabar la jubilación, y parir a los setenta, para no envejecer solo... Y la boda haria de extremaunción...

El - Por el otro lado, una vida sin suegra... No sé si valdria la pena...

Ella - ¿ Crees que te querria todavía dentro de veinte años ?

El - No tendras donde escoger... Cuando no entraras en cualquier traje de baño...

Ella - Una amiga mia dijo no el dia de su boda. De broma. Queria decir si en seguida después... Pero el cura no lo encontró divertido. La chica tuvo que esperar seis meses antes de volver a la iglesia... Parece que hay un plazo de prescripción. Lo mismo que cuando fallas para sacar el carné de conducir. No puedes volver a presentarte en seguida... ¿ Lo sabias ?

El - No...

Ella - Era aburrida, esa boda ¿ No ?

El - Uno no se casa para divertirse...

Ella - No me digas que es para ir de viaje a Bratislava desde Girona en medio de la noche, sino realmente no sé porque he dicho si... ¿ En que país queda, Bratislava, exactamente ?

El - No sé... Praga era capital de Checoslovaquia...

Ella - Asi que ni siquiera sabes a donde me llevas de viaje de bodas... Mi madre tenia razon. No se donde voy, contigo...

El - Espera... Ahora, Praga, es capital de Chequia... Bratislava tiene que ser capital de Slovaquia. O Slovenia... Bueno, de todas formas, queda en la zona euro ! Ni siquiera tendremos que cambiar dinero...

Ella - Y tu... ¿ Me querrás todavia dentro de veinte años ?

El - ¿ Como no querer toda la vida una chica que acepta seguirme en un país desconocido de la zona euro ?

Ella - Si es para ponerme a prueba, entonces...

Secuencia emoción, interrumpida por el.

El - No quiero apurarte, pero el avión despega dentro de dos hora. Y Girona, no queda exactamente por al lado...


2 - EL TIEMPO DE LA CEREZAS

Ella y el estan sentados en el sofá.

Ella - ¿ Ves ? El cerezo esta en flor.

El - Ya es otro año...

Silencio.

Ella - Somos felices ¿ No ?

El - Si... (Después de un momento) Nos aburrimos ¿ No ?

Ella - ¿ Juntos ?

El - En general.

Ella lo piensa.

Ella - Podriamos cambiar el sofá...

El - ¿ Que hariamos con el viejo ?

Ella - Ir de vacaciones...

El - ¿ A dónde ?

Ella - ¿ Invitar a los vecinos ?

El - ¿ Para celebrar que ?

Ella - ¡ La floración del cerezo !

El - Dicen que los Japoneses hacen esto, en la primavera. Invitan amigos a admirar su cerezo, beborroteando té, sin decir nada...

Ella - Mejor no tardar. Los primeros pétalos ya se caen.

El - Como mis cabellos... (Después de un momento) ¿ A quien podriamos invitar ?

Ella - Amigos.

El - La gente nunca esta disponible...

Ella - Si les das noticia de antemano.

El - Les invitas a tomar una copa, y sacan sus agendas. En vez de tomar una copa, discutimos de una posible fecha. La semana siguiente, te llaman para decirte que al final no pueden, y para fijar otra fecha... Yo, cuando me da la gana de tomar algo, es en seguida. Dentro de dos o tres semanas, a lo mejor ya no tengo sed ¡ No hay mas improvisación !

Ella - Quizas justamente porque la gente tiene miedo a aburrirse.

El - ¡ Ya verás ! No estaran dispuestos. Te van a proponer una fecha. Mientras tanto, los pétalos del cerezo estarán por el suelo.

Ella - Una alfombra de pétalos, es muy bonito tambien.

El - Hoy, hace buen tiempo. ¿ Pero que tiempo hará dentro de un mes ? Ademas de hacer coincidir las agendas, tiendrias que consultar al servicio de la Meteo. Invitar amigos, se vuelve mas complicado todavia que prever un eclipse. No... En vez que de tratar divertirme con tanta gente dentro de un mes, prefiero todavia estar seguro de aburrirme en seguida contigo.

Ella - Gracias…

El - Hace poco, mi mejor amigo me deja un mensage. Hacia sies meses que no tenia noticias suyas. Lo llamo en seguida y le propone tomar una copa. Me contesta que no no es disponible, que me llamará para fijar una fecha. Todavia espero a que me llame. Ni siquiera sé porque me llamó...

Ella - Quizas estaba un poco deprimido...

El - No sé si después de su llamada, se sintió mejor. Dentro de seis meses, me llamará otra vez, y será lo mismo. ¿ Eso es lo que llamamos amigos, ahora ? Internet, igual ¿ No ? Nos dicen que es «amigable». No hablas con tu vecino de al lado, pero con esto, vas a charlar con los Chinos en esperanto. ¿ Conoces a muchos chinos, tu ?

Ella - De pequeña, con mi vecino de en frente, tratábamos de comunicar en morse, de noche, con linternas de manos. Ya no funcionaba muy bien...

El - La gente esta siempre agobiada. ¿ Que tan interesante tendrán que hacer hasta no tener nunca un momento para tomar una copa con su mejor amigo de impovisto ? Yo, trato de permanecer disponible. Pero nadie esta nunca libre. Entonces me aburro... ? No te aburres, tu ?

Ella - Contigo, jamás...

Silencio.

El - ¿ Y si a pesar de todo la tomiamos igual, esta copita ?

Ella - ¿ Los dos ?

El - ¿ Estarias disponible ?

Ella - ¿ Cuando ?

El - ¡ Ahora mismo !

Ella - ¿ Porque no ?

El - Voy a buscar los vasos.

Ella - Y yo las cacahuetes.

Llaman a la puerta.

El - ¿ Esperamos a alguien ?

Ella - No... ¿ Quien pudiera ser a esta hora ? Vamos a cenar...

El significa que tampoco lo sabe.

El - La gente es tan mal educada. No puede uno estar tranquilo cinco minutos, ni siquiera durante el fin de semana.

Ella - Voy a ver quien es...

El - No estoy para nadie.

Ella - ¿ Y si es un amigo ?

El lo piensa.

El - Le dices que nuestro cerezo de Japon esta floreando... Y que vuelva cuando haya cerezas.


3 - AVERIA DE TELE

Una pareja sentada en un sofá. La habitación esta vacia de cualquier otro mueble. No hacen nada, no dicen nada, y miran fijamente delante de ellos.

Ella - ¿ Que hay esta noche, en la tele ?

El - No se. ¿ Porque ?

Ella - Para saber... (Un tiempo) ¿ De veras, no quieres que volvamos a comprar una ?

El - Cuando teniamos la tele, no podiamos pasar de mirarla.

Ella - ¿ Por eso esta hecho, no ?

El - ¡ No haciamos nada a parte de eso !

Siguen mirando fijamente delante de ellos.

Ella - ¿ Y ahora, que hacemos ?

El - ¿ Que quieres que hagamos ?

Ella - Nada...

El - Mas vale, ya, que mirar la tele... Cuando solo habia una cadena... Pero ahora, con el satélite...

Ella (nostálgica) - Cuando era pequeña, no teniamos la tele. Iba a mirarla en casa de mi vecinito...

El (irónico) -  ¿ Quieres que pregunte al vecino si puedes ir a su casa a mirar la tele ?

Silencio.

Ella - Podriamos discutir.

El le hecha una mirada preocupada.

Ella - Ya que no tenemos la tele, podriamos aprovecharlo para discutir.

El - Pues, vamos. Tu empiezas

Ella lo piensa.

Ella - ¿ Me quieres ?

El (desconcertado) - Podriamos empezar un poco mas progresivamente ¿ No ?

El lo piensa.

El - Que hay de comida, esta noche ?

Ella - Miercoles, es el dia del pescado.

El - Normalemente, es el viernes...

Ella - El viernes, es conejo.

El - No muy católico, todo esto ¿ No ?

Silencio.

El - ¿ Que pescado vamos a comprar ?

Ella - Iré. Tengo que comprar lentejas.

El - ¿ Lentejas, con el pescado ?

Ella - Digo lentillas... de contacto. ¿ Y si compraba bacalao, para cambiar ?

El - Es muy salado ¿ No ?

Ella - Si lo pones en remojo toda la noche.

El - Como la lentillas... (Un tiempo) ¿ Porque se tiene que poner las lentillas en remojo ?

Ella - ¿ Para sacar el sal de las lágrimas ?

Silencio.

El - Si un dia me engañabas, me lo dirias ?

Ella le mira, con sorpresa.

Ella - Quieres decir : ¿ si tu me engañabas, queria yo que me lo digas o no ?

El - Tambien, si...

Ella - ¿ Y porque preguntarme esto ?

El - Pues asi. Para hablar... Como ya no tenemos la tele.

Ella lo piensa.

Ella - ¿ Como quieres que conteste esta pregunta ?

El - Pues... Si o no.

Ella - ¿ Tu crees de verdad que es tan facil ?

El - ¿ No ?

Ella - Contestar, es aceptar ya la posibilidad que me engañes.

El - ¿ Y ?

Ella - Es como si me preguntaras : ¿ si te asesinaba, preferirias que vaya a entregarme a la policia después, o que intente escapar a la justicia ?

El parece no entender la relación entre las dos cosas.

Ella - Esto supone que considere tranquilamente la posibilidad que tu me asesines. Esto es la verdadera pregunta. La segunda... es segundaria.

El - Pero el adulterio, no es un crimen ¿ Verdad ?

Ella - El adulterio es causa de muchos crímenes...

El lo piensa, un poco preocupado.

El - ¿ Asi que si te engañaba, podrias matarme ?

Ella - En todo caso, si lo hiciera, si que iria entregarme a la policia después. La justicia siempre ha sido clemente con los crímenes pasionales...

Silencio.

Ella - Asi que, consideras tranquilamente la posibilidad de engañarme.

El - El 95% de los animales son polígamos. Los demas viven en parejas solo el tiempo de criar los chavales. Es la prueba que la fidelidad no es cosa natural...

Ella - No somos animales.

El - Queda un 5% de animales monógamos. Eso no hace de ellos seres humanos. ¿ Porque la fidelidad tendria que ser un criterio de humanidad ?

Ella (sentenciosa) - Es el fundamento de la familia, que es el fudamento de la sociedad.

El - Asi que no me engañas por civismo ?

Silencio.

Ella - ¿ Te cuesta tanto, serme fiel ?

El - No... Solo me estaba preguntando si la fidelidad tenia el mismo sentido para los hombres y para las mujeres.

Ella -¿ Y a tu parecer, porque los hombres son fieles ? Cuando lo son, claro...

El lo piensa.

El - ¿ Para evitar las complicaciones ?

Silencio.

El - Mas valdria comprar otra tele ¿ No ?


4 - CUARENTENA

Ella esta sentada en el sofá. El llega.

El - ¡ Otra vez ! Acabo de recibir una llamada de un amigo del colegio que me invita a celebrar su cumpleaños de cuarenta. ¿ Increible, no ?

Ella - Si teniais 15 a la misma época, no es tan raro que 25 años después, teneis 40 mas o menos al mismo tiempo.

El - Lo que es raro, es que no tenia noticias de toda esta gente desde hace años... Y ahora, el teléfono no para de llamar.

Ella - ¿ Vas a ir ?

El - Me asusta un poco. Hace tanto tiempo. Habrán cambiado ¿ No ?

Ella - ¿ Quieres decir, fisicamente ?

El - Fisicamente, moralmente... Espero que no sean demasiado decrépitos.

Ella (haciendo melindres) - ¿ Y yo ? Estas seguro que no soy demasiado decrépita ?

El - Contigo, es diferente. Poco a poco, tuve tiempo de acostumbrarme. Pero esa gente, asi de repente... Va ser como una nueva versión de El Regreso de los Muertos Vivos... Es raro ¿ No ? Esta necesidad de juntarse a la llegada de la cuarentena.

Ella - Se llama un cumpleaños ¿ No ?

El - Dicen que los animales se aproximan a los hombres al sentir llegar la muerte. Será algo por el estilo. Una manera de instinto gregario. (Un tiempo) ¿ Que le voy regalar a este tambien ?

Ella - ¿ Un ataud ?

El - Es caro ¿ No ?

Ella - Lo decia de broma… ¿ Y tu ?

El - Yo tambien.

Ella - No, quiero decir : Y tu ¿ Piensas hacer algo para tus 40 ?

El - ¿ Que quieres que haga ? No hay remedio para evitarlo ¿ Verdad ? En todo caso, por favor, no me prepares una fiesta sorpresa. Si no veo toda esta gente desde hace 20 años, seguro que no es para nada.

Silencio.

El - ¿ Cuantos años tienes, tu, exactemente ?

Ella le echa una mirada enfadada, sin contestar.

Ella - Tendremos que invitar los vecinos a cenar algun dia.

El - ¿ Porque ?

Ella - ¡ Por nada !

El - Ellos, nunca nos han invitados.

Ella - Si todo el mundo pensaba asi...

El - Porque somos vecinos, no tenemos que ser amigos.

Ella - ¡ Nuestros amigos viven todos a quinienta kilómetros de aqui ! Esta bien, tener amigos por al lado ¿ No ?

El - Si. Es muy cómodo... Limita los gastos de transporte. O sea la polución. Asi que se puede decir que es ecológico simpatizar con sus vecinos.

Silencio.

El - Y el ¿ Que hace, exactamente ?

Ella - No se. Cada mañana, le veo salir de casa con un maletín. No sé donde va. La proxima vez, le preguntaré, si quieres...

El - ¿ Y Ella ?

Ella - Son muy discretos...

El - Va ser muy divertida, esta cena. Si tenemos que respetar su discreción.

Ella - Siempre podrás hablar de ti.

El - Tienen niños ¿ No ?

Ella - Cada mañana, veo tres salir de su casa para ir a la escuela. Supongo que son suyos.

El - Ah si... Un pequeño, un mediano y un grande... (Preocupado) ¿ Tendremos que invitarles tambien ?

Ella - ¡ No ! Les diremos que es una recepción estrictamente reservada a los adultos...

El - ¿ Me hablabas de los vecinos de en frente ¿ verdad ?

Ella - ¡ De los de al lado ! Los vecinos de en frente, se han mudado hace seis meses, después de su divorcio. No has visto la pancarta "Se Vende" ?

El - No.

Ella - Además, no tenian niños.

El - ¿ De verdad ?

Silencio.

Ella - ¿ No seria la semana de la limpieza por acaso ?

El - Es muy posible. (Con un suspiro) La limpieza, es el cimiento de la pareja... ¿ Sabias que en francés, "menaje" quiere decir a la vez limpieza y matrimonio ? Y un "menaje a tres" un triángulo...

Ella - Tres, puede ser tambien una pareja con un niño...

El - A cada uno sus fantasmas.

Silencio.

Ella - ¿ Entonces ?

El – ¿ De verdad, crees que es el momento de tener un niño ?

Ella – No es cuestión de dinero, lo sabes muy bien… Ademas, no somos tan pobres…

El – ¡ Lo seremos, con una retahíla de chavales ! Mira lo que pasa en Africa, con la natalidad galopante... Leí un libro, hace años : «El Africa Negra Ha Empezado Mal». Pues hoy, todavia peor… Ahora, nadie piensa que La Africa pueda ir a cualquier sitio… Excepto con la deriva continental… Mas niños tiene la gente, mas pobre es…

Ella – ¿ No crees que es al reves ?

El – Si los pobres no hacian niños, después de una generación, la pobreza hubiera desaparecido... Toma los chinos, por ejemplo. No tienen derecho más que a un niño. Pues ya estan mejor...

Ella – Podemos empezar por uno…

El - ¿ Cuando tendriamos tiempo para cuidarlo ? Ni siquiera tenemos tiempo para hacer la limpieza.

Ella - Contrataremos una asistenta.

El - ¿ Dónde lo pondriamos, este bebé ?

Ella - Podrias instalar tu despacho en el sótano.

El - Empieza muy bien... ¿ Y tu ? Piensas quitar tu trabajo ?

Ella - Contrataremos una nodriza.

El - ¿ Ademas de la asistenta ? Ya no es un triángulo, es una pequeña empresa ! No estoy seguro tener el espíritu de empresa...

Silencio.

El - No podremos salir más de noche..

Ella - Contrataremos una canguro.

El - Nunca me habia dado cuenta a que punto la natalidad tenia un efecto tan directo sobre el empleo.

Ella - Y sobre el consumo...

El - Pañales, leche maternizado, jugetes, curas médicas...

Ella - Nuevo coche...

El – Tienes la razón. Este niño es capaz de salir el pais de la crisis...


5 - DEFINICION DEL AMOR (POR LO QUE NO ES)

El (a una interlocutora imaginaria) - ¿ Cuanto tiempo hace que nos conocemos ? Viente años, por lo menos ¿ No ? (Silencio) ¿ Porque nunca hemos follado juntos, exactamente ? Nos caemos bien ¿ Verdad ? Incluso hubieramos podido casarnos. Es raro, te veo un poco como una ex novia. Aunque nunca hemos salido juntos... Por poco, una vez ¿ Te acuerdas ? Habias intentado emborracharme. O al reves, no sé. Acabamos en tu casa, totalemente borrachos. Nos morimos de risa toda la noche, pero hemos olvidado follar. Quizas por eso. Porque nos caemos tan bien. Le faltaria algo de pimienta. Nos aburririamos, a lo largo. De verdad, nos reimos mucho, cuando estamos juntos, pero... No me imagino follar con una chica que se rie. Bueno, hay reir... y reir. Puedo hacer reir una chica para follar con ella. Pero follar con una chica que me hace reir... No, si me acostaba contigo, tendria la impresión de acostarme con un amigo. Una amiga, si prefieres. Ademas, no me gustan las rubias. Si, lo sé. No eres rubia. Pero lo eras cuando te encontré... ¡ No sabia que no era tu color natural ! A que se debe ¿ Verdad ? No es que no me gusten la rubias, pero... Depende. Sera el color. Eras demasiado rubia. Las chicas demasiado rubias, no sé, me dan asco, un poco. Fisicamente. No sé porque… Tendrá algo que ver con la piel. Y ahora, ya es tarde. Siempre te imaginaré en la piel de una rubia que se tiñó el pelo para ser morena. Ademas, no eres exactamente morena ¿ Verdad ? Castaña tampoco. ¿ Como decirlo ? No es ni rubio, ni moreno. No es que no me gustas ¿ Eh ? Ademas, gustas a todos los tios. Habitualmente, es mas bien incitativo... Pero en este caso, no. No, no alcanzo a decir exactamente porque nunca se me antojó acostarme contigo… Debe ser esto, el amor… Quiero decir el "no se que" haciendo que a dos personas les da la gana de follar juntos, o mas adelante si se caen bien. ¡ Fíjate ! Hemos conseguido definir lo que es el amor ! Bueno, por lo que no es... Ahora ¿ Porque me he casado con mi mujer y no contigo, o con cualquier otra ? ¿ Vaya saber ? Bueno, para empezar, a ella, le gustaba. Era mas fácil. Si no le hubiera gustado ¿ Hubiera yo insistido ? Y si hubiera insistido ¿ Le hubiera  gustado a ella o no ? ¿ Quien sabe ? El amor compartido, es mas simple, pero es menos... ¿ Como decirlo ? A vencer sin peligro, uno tiene el triumpho humilde. ¿ Ahora, que le hubiera gustado en mi ? ¿ Tienes una idea ? Podria preguntarle, claro, pero... Si ella me vuelve la pregunta... Hay temas que mas vale no tocar. Algo de misterio, en la pareja, no esta nada mal. En fin, sin exageración tampoco. Un tiempo salí con una chica. A lo largo de un año, me dejó plantado. Le pregunté porqué. Me contestó que se aburria en la cama conmigo. Fíjate ¡ Un año ! Es mucha discreción ¿ No ? Ahora ¿ Porqué salió conmigo durante un año ? Ni siquiera pensé preguntarle... Algo le hubiera gustado en mi ¿ No ? A menos que me haya mentido. Por lo que concierne mis hazañas sexuales, quiero decir... Para vengarse… No lo digo porque me alcanzó en mi orgullo de varón ¿ Eh ? Me sorprendió un poco, nada mas. La verdad, tengo mas bien la reputación de ser un buen amante. ¿ Y tu ? Quiero decir ¿ Y tu, de verdad, no quieres decirme porque nunca se te antojó salir conmigo ? (Preocupado) No tienes que contestar ¿ Sabes ?


REENCUENTRO

Ella llega, con una gran sonrisa.

Ella (alegre) - ¿ Me conoces ?

El (volviendose hacia ella) - No.

Ella (cómplice) - Era hace años, pero bueno...

El - Ah, si, quizas...

Ella (un poco ofendida) - ¿ Quizas ?

El - Si, si, ya me acuerdo, si... ¿ Que tal ?

Ella - Bien. ¿ Que haces aqui ?

El - Pues, nada. ¿ Y tu ?

Ella (preocupada) - ¿ He cambiado tanto ?

El - ¡ Que va, en absoluto ! ¿ Porque ?

Ella - Hace poco, no me habias conocido.

El - Perdón, es que no esperaba volverte a ver aqui.

Ella - Tu no has cambiado ¿ Eh ?

El - Gracias...

Ella - ¿ Pues que ? ¿ Que ha sido de ti ?

El - Bueno... Sigue igual.

Ella - Siempre tan hablador ¿ Eh ?

No sabe que decir.

Ella - ¿ Has vuelto hace mucho ?

El - ¿ De donde ?

Ella - ¡ Pues, de aya !

El - Ah, si... Pues... No.

Se sonrien estupidamente, confusos.

Ella (emocinada) - Me dió mucha ilusión volver a verte.

El - A mi tambien...

Ella - Tengo que ir... Alguien me espera...

Después de una hesitación.

Ella - ¿ Un abrazo ?

El - Ok...

Tomandole por sorpresa, ella le besa en la boca intensamente.

Ella (patética) - Hasta otro dia, quizas.

El (confuso) - Quizas, si...

Ella - Bueno, pues... Adios Pedro !

Ella le suelta, casi llorando.

El - Pues, si... Adios.

Ella se marcha. Intercambian señas de lejos para despedirse. El se queda solo.

El (desconcertado) - ¿ Pedro ?


6 - ¿ CARPACCIO O BACON ?

Una pareja, admirando sobre una pared invisible algo que no se ve.

El - ¿ Panini, no ?

Ella - A ver...

Ella se aproxima y, asomandose, lee el nombre del pintor inscrito por debajo del cuadro.

Ella - Carpaccio.

El - ¿ De verdad ?

Admiran algun tiempo el cuadro, antes de pasar a otro.

Ella (juguetona) - ¿ Intentas adivinar ?

El - Vamos...

El mira el cuadro con mucha atención.

El - ¿ Picasso ?

Ella le hecha una mirada para hacerle entender que no es esto.

El - ¿ Pissaro ?

Ella - Pissaro... ¡ Picabia !

El - ¡ Por supuesto ! Siempre me los confundo.

Pasan a otro cuadro.

El - Ahora, tu ¿ Verdad ?

Ella mira el cuadro con mucha concentración.

Ella - ¿ Manet...?

El mira el nombre por debajo del cuadro para averiguarlo.

El - ¡ Monet !

Ella - ¡ Bueno...! No es tan diferente ¿ No ?

Pasan a mirar otro cuadro.

Ella - Mira ! Algo de Bacon...

El le hecha un vistazo, sorprendido. Luego los dos miran el cuadro.

Ella - Esta muy bueno ¿ No ?

El - Si, es...

Ella - Es Bacon.

El - Si...

Silencio.

Ella (pensativa) - A veces, me pregunto...

El - ¿ Que ?

Ella - Si no sabia que es Bacon, a lo mejor lo encontraria asqueroso...

El la mira desconcertado.

Ella - Igual para todas estas obras. Si no sabia que valen millares ! De verdad, imagínate. No has oido nunca hablar de La Gioconda. Caes encima en el mercado de la pulgas. Se vende por unos cientos euros. Puedes afirmar, por cierto, que la colgarias encima de la chimenea ? Esa tonta con su estúpida sonrisa...

El lo piensa.

El - De todos formas... no tenemos chimenea.

Ella - No, hay que reconocerlo, hemos visitado decenas de museos, centenares de exposiciones, y ni siquiera somos capaces de hacer la diferencia entre una obra maestra y un mamarracho...

El - ¿ Como averiguarlo ? No se pueden ver sino obras maestras, en los museos. Lo que es una pena. En cada museo, tendrian que dedicar una sala exclusivamente a los mamarrachos. El principio de la prueba a ciegas  ¿ Ves ? Para averiguar si los demas cuadros son realmente bellos, o si no parecen asi porque nos dicen que lo son.

Ella - Bueno, los museos, son como las iglesias ¿ No ? Uno va alla mas bien por el ambiente.

El - Afortunadamente, no se necesita creer para praticar... Lo mismo que con el amor...

Ella le mira, sin comprender.

El - Digo, lo mismo que con el matrimonio... Mira... Nos hemos casado en la iglesia... Y sin embargo, no creemos realmente en Dios...

Silencio.

Ella - ¿ Te acuerdas nuestro viaje de bodas en Paris ? Me habias llevado al Museo Picasso...

El (nostálgico) - Si...

Ella - Eramos tan emocionados... Solo a medio recorrido nos dimos cuenta de que no era el Museo Picasso, sino el Museo de Carnavalet...

El - Si... Los dos quedan en el mismo barrio. Y la verdad que de afuera, se parecen mucho...

Ella (sonriendo) - Empezaba a preguntarme porque los preliminares duraban tanto...

El - ¿ Los preliminares...?

Ella - Quiero decir, Picasso... Su primer periodo...

El - Ah, si...

Silencio. Empiezan a irse.

Ella - ¿ Has oido hablar de este artista que pinta los fondos marinos ?

El no comprende muy bien.

Ella - Se pone un vestido de hombre rana, planta su caballete en el fondo del mar y pinta corales.

El - No... No lo conosco a este. ¿ Y como esta ?

Ella - Pues, bien...


7 - DESAPARICION

Una pareja, sentada en el sofá. No dicen nada, y parecen aburrirse. El se pone a buscar algo, sin encontralo.

El - ¿ Has visto el telemando ? Ha desaparecido...

Ella le mira, sorprendida.

Ella – Pero… ¿ Si ya no tenemos televisión !

El - Ah si, por supuesto...

Silencio.

El - ¿ Que harias, tu, si yo venia a desaparecer ?

Ella le mira otra vez, desconcertada.

Ella - Quieres decir... ¿ Como el telemando ?

El - Como el telemando... ¡ Si desapareciera ! Definitivamente...

Ella - ¿ No te sientes bien ?

El - Si, si, me siento muy bien. Es sólo una hipótesis.

Ella - ¿ No tienes una hipótesis más divertida ?

El - Soy más viejo que tu... Lógicamente, me iré antes.

Ella - Sólo tenemos tres años de diferencia...

El - ¡ Las mujeres viven más tiempo que los hombres ! Además, puedo tener un accidente. Un ataque al corazón. Un cáncer...

Ella - ¡ Yo tambien !

El - Si, pero soy yo quien pregunté primero.

Ella - Pues... No sé. Ya veremos. Me queda un poco tiempo para pensarlo ¿ No ?

El - Más vale prevenir que curar...

Ella le mira, desconcertada.

El - Más vale que lo sepas, prefiero ser incinerado.

Ella (espantada) - ¿ A que me dices esto ahora ?

El - Pues... No te lo voy a decir después ¿ Verdad ? (Un tiempo) Es mi obsesión, esto. Ser enterrado vivo. ¿ Y tu ?

Ella - No debe ocurrir a menudo.

El - Basta que ocurre una vez ¿ No ?

Ella - Y ser quemado vivo ¿ No te asusta ?

El le mira con inquietud.

El - Nunca se me habia ocurrido... (Un tiempo) Crees que hay una vida después de la muerte ?

Ella - No sé si realmente es algo que desear...

El - Por lo que es del dinero, no tendrias porque preocuparte, sabes...

Ella - ¿ Si por acaso habia una vida después de la muerte ?

El - ¡ Si iba a desaparecer !

Ella - Ah, si... Pues... No estaba preocupada.

Silencio.

El - Si querias volverte a casar, claro, lo entendiera muy bien...

Ella - Gracias.

El - Bueno, por lo tanto, tampoco es una obligación casarte con el...

Ella - ¿ El ?

El - ¡ El typo ese ! Con quien vivirias si venia yo a desaparecer. Más vale conservar tu independencia.

Ella - ¿ Mi independancia ?

El - Es raro... No consigo imaginarte viviendo con otro...

Ella (ofendida) - ¿ Crees que nadie queria vivir conmigo ?

El - Si, si. Por eso. Para decir la verdad... Creo que tendria celos.

Ella - ¿ Cuando hayas muerto, tendrás celos ?

El - Si...

Ella - ¿ Y si yo desapareciera antes ?

El (de mala fé) - Pues, nunca lo habia pensado. (Un tiempo) Si me volviera yo a casar ¿ Te enfadarias ?

Ella - No estaria aqui para verlo.

El - Si, pero... ¿ Tendrias celos...?

Ella le mira, sospechosa, pero no contesta.

El - ¿ Con quien me imaginarias ?

Ella - ¿ Quieres que te presente una amiga mia, si por acaso ?

El - Pues... Para lo niños, hay los padrinos y las madrinas... Para los diputados, igual. Hay los suplentes. Si uno muere o demite, hay en seguida un sustituto. Todo esta previsto...

Ella - Si... Y para los coches, hay las ruedas de recambio... (Sospechosa) ¿ No me estas deciendo que ya me has encontrado una sustituta...?

El - Pues, no es tan fácil, fíjate.

Silencio.

El - Lo bien con la bigamia, es que en caso de defunción, uno es viudo sólo a medias.

Ella le mira, atónita.

Ella - Si...


8 - EL MUNDO DEL DEPORTE

Ella lee una revista femenina. El se aburre. Después de un momento, abre un periódico de deportes. Ella lo nota, con sorpresa.

Ella - ¿ Compras la prensa deportiva, ahora ?

El - ¿ Y porque no compraria la prensa deportiva ?

Ella - Y... ¿ Piensas leerla ?

El – Echar un vistazo... Para saber...

Ella - ¿ Saber que ?

El - No sé. Todos los tios leen esto en el metro. Queria saber lo tan apasionante que hay en esto.

Ella - ¿ Y lo has encontrado ?

El - No...

Ella parece desconcertada.

Ella - ¿ Te interesa el deporte ?

El - Muy poco...

Ella - Pues... no es tan raro que no te interese leer la prensa deportiva...

El cierra su periódico.

El - Bueno... Interesarse por el deporte, es una cosa. De alli a sentir cada mañana el imperioso deseo de saber si Barcelona ganó contra Bratislava 3 - 2 o si fué un empate... Ni siquiera sé donde queda Bratislava...

Ella - Es capital de Slovaquia...

El - ¿ Como sabes esto ?

Ella - Me llevastes allá de viaje de bodas ¿ No te acuerdas ?

El - ¿ Slovaquia ? ¿ Seguro que tendran un équipo de futbol ? ¿ No es muy grande, no...?

Ella - Bueno, tampoco es El Vaticano.

El - ¿ El Vaticano tiene un équipo de fútbol ?

Ella hace una mueca para decir que no lo sé. El vuelve a leer su periódico deportivo.

Ella - ¿ Y a que te preocupa tanto, de repente, saber  porque los hombres leen la prensa deportiva ?

El - Será que necesito comprobar mi virilidad...

Ella - Pues... ¡ Por poco !

El - Muchas gracias...

Ella (para tranquilizarle) - Vamos. Uno puede ser hombre sin leer un peródico deportivo.

El – ¿ Tu crees ?

Ella lo piensa.

Ella - No sé... ¿ Quieres que te suscriba a una revista de coches ?

El la mira, preguntandose si le esta tomando el pelo o no. Ella vuelve a leer su revista femenina.

El - ¿ Y tu ?

Ella - ¿ Yo que ?

El (hablando de la revista femenina que ella esta leyendo) - ¿ Que encuentras tan interesante en esas tonterias ?

Ella le mira.

Ella - Las lees también...

El - Bueno... Solo en plan de broma.

Ella - Pues yo, no leo la prensa deportiva. Ni en plan de broma...

El (perturbado) - ¿ Me encuentras afeminado, es esto ?

Ella - ¡ Que va, pero no ! Ademas, todos los hombres leen las revistas femeninas de sus mujeres. Es muy conocido. Porque te crees que hay tantas publicidades para coches en esas revistas ?

El (pensandolo) - Es cierto que no hay muchas publicidades para máquinas de lavar en los periódicos deportivos.

Ella - Aunque el futbol ensucia mucho... Basta que ver el número de futbolistas en las publicidades para máquinas de lavar.

Ella intenta volver a leer su revista, pero nota que el sigue preocupado.

Ella - ¿ Todavia queda algo que te preocupe ?

El - No... Solo pensaba en la diferencia entre los hombres y las mujeres...

Ella - Si...

El - Toma la ropa, por ejemplo... El pantalón ya no es el atributo exclusivo del hombre, mientras la falda sigue siendo reservada a la mujer.

Ella le mira, incrédula.

El - Con los colores, igual. Podeis llevar gris como rosa. Nosotros, solo tenemos derecho al gris. O al marron… Os quejais de que no nos gusta ir de tiendas... Pero ¿ Os dais cuenta la tristeza de una tienda de zapatos masculinos ?

Ella (preocupada) - ¿ Querias poner una mini-falda con tacones de aguja ?

El -  ¡ No ! Es una mera constatación ! Tuvimos que compartir lo mejor de nuestros atributos masculinos, y que hemos recibido en compensación. (Abre con rabia su periódico deportivo) ¡ Al menos nos queda la prensa deportiva !


9 - CARNICERIA

El, sentado en el sofá, mira fijamente en el vacio. Ella llega y lo nota.

Ella (desconcertada) - ¿ A que miras asi ?

El - Pues... estoy mirando la tele.

Ella - ¡ Pero si ya no tenemos !

El - Si, ya lo sé, pero... Es como si me hubieran amputado las piernas y que seguia sintiendo hormigueo en los pies....

Ella se siente a su lado.

Ella - Es raro, he recibido hoy una llamada para ti en el móvil...

El - Ah si, perdón, se me habia olvidado avisarte. Dejé el número de tu móvil en mi contestador automático, para que puedan contactarme durante las vacaciones...

Ella - ¿ Las vacaciones ? ¡ Pero si nos marchamos sólo la semana que viene !

El - Pues... Ya tendrán el número.

Ella (consternada) - ¿ El número de mi móvil ? ¿ Y mientras tanto, durante toda la semana, recibiré  llamadas para ti...?

El - ¿ Y que...? Les dices que me vuelvan a llamar durante las vacaciones...

Ella - ¿ No seria mas simple que te compres uno ?

El - ¿ Un móvil ? Vaya... Cuando salgo de casa, es para estar tranquilo. No quiero que me acosen...

Ella - Claro. Si soy yo la que recibe tus llamadas profesionales... Estaba en medio de una reunión pedagógica cuando me llamaron para saber de tu artículo : Prohibir o no el tanga al colegio ? ¿ Crees que no me molesta a mi ?

El - ¿ No desconectas el móvil cuando tienes una reunión ?

Ella (ironicamente) - Pues lo siento, se me habia olvidado... ¡ Vamos ! Un móvil, es algo muy personal. No se puede prestar. Incluso entre marido y mujer. No sé... ¡ Es como un cepillo de dientes !

El - ¿ Un cepillo de dientes ? Pues... Si quieres utilizar mi cepillo de dientes durante las vacaciones, no hay ningún problema...

Ella - Una computadora, si prefieres ! Me dejarias utilizar tu computadora, si yo no tenia ?

El prefiere no contestar.

Ella - ¿ Y después de la vacaciones ?

El hace que no entiende la pregunta.

Ella - ¿ Seguiré recibiendo llamadas para ti ? Suerte que no tengas nada que esconder...

El - Después de la vacaciones, les diré que lo perdí, ese maldito móvil. O que me lo robaron. Ocurre muy a menudo...

Ella - ¡ Perfecto ! Y si me llamen sin embargo, me tratarán de ladrona... ¿ No has olvidado que es mio, este móvil ?

El - Bueno, pues... Me lo dejas, y te vuelves a comprar uno... Y asi lo arregla todo...

Ella - ¿ Y la gente que quiere llamarme a mi, que ?

El - Les daré el número de tu nuevo móvil, y ya esta.

Ella - Claro, es mucho mas fácil que comprarte directamente un móvil para ti. (Sospechosa) No seria para evitarte esa pena que intentas colonizar el mio, por acaso ?
 
Estan a punto de pelearse. Se dan cuenta, y hacen un esfuerzo para calmarse. Silencio.

El - ¿ Sabes como me llamó el carnicero esta mañana ?

Ella aparentemente no tiene idea.

El - "El señorito"... (Imitando el carnicero) "¿ Y el señorito, que desea ?". Es la primera vez que me llama asi...

Ella - Mmmm... Es el equivalente masculino de "Y que le pongo a la señorita ?".

El - ¿ Da susto, no ? Que el carnicero pueda vernos como "el señorito y la señorita". Suerte que no vamos de compras juntos. Fíjate si nos diera de "la parejita". (Imitando otra vez el carnicero)  "Y la parejita, que desea ?". Me vuelvo vegetariano en seguida.

Un tiempo.

El - Me da un poco asco, la carne, de todas formas. ¿ Tu no ?

Ella, que a vuelto a su libro, no contesta. Pero el continua.

El - El pollo, a lo mejor... De verdad, es espantoso, una carniceria, si lo piensas. Esa carne sangrienta expuesta por todas partes. Esas piezas en canal en la cámara frigorífica. Todas estas vacas inocentes que encieren en el campo detrás de alambre de púas, a veces incluso electrificado. Antes de conducirlas al matadero y desmembrarlas... ¡ Que horror ! Por los menos, los animales no saben lo que les espera. Cuando les veo, con sus grandes sudarios blancos en la cabeza, como los del Ku Klux Klan, sacando los cadáveres de sus victimas del camión...

Ella sigue sin reacción, leyendo su libro. El se vuelve hacia ella.

El -¿ Sabias que los sijes eran estrictamente vegetarianos ?

Ella por fin levanta la mirada de su libro.

Ella - A propósito, ya no necesitas ir a la ferreteria para la bombilla del cuarto de baño. Fui alla esta tarde. (Un tiempo) Me encontré a la vecina. Estaba comprando una maleta...

El la mira sin entender. El móvil de ella llama.

Ella - ¿ Si...?

Ella cambia de expresión.

Ella (con amabilidad afectada) - No, soy su secretaria, pero no se retire, le pongo en comunicación con el en seguida. ¿ A quien tengo que anunciar...? (Ella le da su móvil, furiosa) Para ti. Tu madre...

El coge el móvil como si nada.

El - Diga me...

Pero no sabe utilizar el aparato.

El - ¿ Como funciona esto...?


10 - ¿ A DONDE VA UNO CUANDO HA MUERTO ?

Ella y el estan sentados en el sofá.

El - ¿ Ya pasó el cartero ?

Ella - ¿ Esperas algo ?

El - Nada en particular... Pero siempre espero un milagro al abrir el buzón. Me dirian que gané un concurso en qué no participé. Que una vieja tia muy rica que no sabia que tenia, ha muerto sin heredero. Que el Nobel me fué atribuido con anticipación para premiar mi obra futura... Cada dia, al abrir el buzón, me siento como un niño delante del árbol, el dia de Navidad.
 
Ella - Si... Al envejecer, uno ya no cree en el Papá Noël, pero sigue creyendo en el cartero. Además, hay similitudes... Los dos llevan uniformes. Vienen con una mochila. Te llevan sorpresas que abrir. Y no se ven ni el uno ni el otro...

El - Bueno, el cartero, precisamente, lo ves por Navidad. Cuando viene a por su regalo de año nuevo... (Suspiro) Odio Navidad. Cada año hay menos cartas de Navidad en el buzón, y más esquelas de defunción. ¿ Pero porque espero al cartero como si fuera el mesias...? Bueno, el padre del mesias era probablemente el cartero ¿ No ? Porque ese cuento de la imaculada concepción... A menos de creer también al Papa Noël...

Ella - Para recibir cartas, tienes que escribir algunas. La mayoria de la gente solo recibe respuestas. Si no envias nada, claro que no recibes nada... Creo que nunca recibí una carta de ti...

El (irónico) - ¿ Quieres que nos escribamos de vez en cuando ?

Ella le mira, molesta.

El - ¿ Que podriamos decirnos ? Seria como escribirme a mi mismo ¿ No ? De todas formas, cuando uno escribe, es siempre mas o menos a si mismos. Hay gente a quienes escribes cartas interminables... Cuando les ves, te das cuenta que no tienes nada que dicirles. Es muy onanisto, escribir...

Ella se sirve una copa y enciende un cigarillo.

El - ¿ Fumas ?

Ella (sorprendida)  - Si... Hace viente año. ¿ Nunca lo habias notado ?

Un tiempo.

El - Sabes que cada cigarillo acorta la vida de unos diez minutos ? (Ella no contesta) ¿ Cuantos cigarillos fumas, tu, al dia ?

Ella (irónica) - Segun lo que he calculado, tendria que haber muerto hace seis meses ya ¿ Que raro, no ?

El - Igual con el móvil ¿ Verdad ? No esta muy bueno por la salud. Dicen que mas alla de un cuarto de hora al dia, estas seguro de contraer un tumor al cerebro. Mejor no tener una oferta ilimitada... (Un tiempo) A propósito ¿ Sabes lo que me preguntó tu hija esta mañana mientras yo me estaba lavando los dientes ?

Ella - No.

El - ¿ A dónde va uno cuando ha muerto ?

Ella - ¿ Y que le has dicho ?

El - ¿ Que crees que le he dicho ?

Ella - No sé.

El - Pues eso. Le he dicho que no sé.

Ella - ¿ Y qué ?

El - Me dijo : Pero papá ¡ Cuando uno se muere, va al cementerio !

Ella - ¿ Y luego ?

El - Luego, volvió a comer sus cereales. Parecia muy contenta de haberme enseñado algo. Y un poco sorpresa de que a mi edad, todavia no sepa eso... Increible ¿ No ?

Ella - ¿ Que te haya preguntado esto ?

El - Esa capacidad de los niños a aceptar explicaciones simples a interrogaciones simples. Un profesor de filosofia hubiera hablado de metafísica, de transcendencia, todo el royo... De Dios, en el peor de los casos. Los niños son mucho mas pragmáticos. Además, son naturalmente ateos.

Ella - Creen al Papá Noël.

El - Bueno... Porque sus padres les dicen que va traerles regalos. Si no, no se los hubiera ocurrido inventarle. Si a ti te decian que un bienhechor anónimo iba darte un sobresueldo cada año por Navidad, no tendrias prisa de cuestionar su existencia. Pero Dios, nunca nos ha traido nada por Navidad, y a pesar de todo unos adultos siguen creyendo que existe... ¿ Crees que existe, tu ?

Ella - ¿ El Pápa Noël ?

Silencio.

El - Lo increible, tambien, es que no le dé susto, esa perspectiva de acabar enterrada. A nosostros, nos aterroriza ¿ No ? Porque a ella no le asusta ? Tendré que preguntarle, esta noche, lo que entiende exactamente por «cuando uno se muere, va al cementerio»... (Un tiempo) ¿ Que crees tu ?

Ella le mira, desconcertada.

El - Quiero decir : Que crees que ella entienda por esto ?

Ella - Pues... Esto.

El - ¿ Como, que esto ?

Ella - Cuando uno se muere, va al cementerio.

El la mira, sorprendido.

El - ¿ Asi que tu tambien crees esto ?

Ella - ¿ Porque ? ¿ No te lo crees ?

El - Si... Pero...

Se rie.

El - Espera. ¡ No me digas que por ti tambien, es tan sencillo !

Ella - Pues... De cierta manera, si.

El la considera con una sonrisa condescendiente.

Ella - Hace un rato, encontrabas maravilloso no comerse el coco. Estar contento con explicaciones simples a cuestiones complicadas.

El - Si, pero... ¡ No tienes cinco años !

Ella - Pues, vamos. Te lo pregunto a ti : ¿ A dónde va uno cuando ha muerto ?
 
El parece cogido desprevenido.

El - Bueno... No es tan simple como parece ¿ No ?

Ella - Te estoy escuchando...

El - No sé, es.. La cuestión del sujeto...

Ella - ¿ La cuestion del sujeto...? Mejor dirias el sujeto de la cuestión...

El parece desamparado.

El (pensandolo) - ¿ A dónde va uno cuando ha muerto ? No va a ninguna parte.

Ella - Pues, si...

El - Bueno, si quieres.

Ella - Incluso si no quiero...

El - No, pero... Uno va al cementerio... ¡ No significa nada ! Tambien puedes ir al cementerio siendo vivo, dar un paseo, volver a salir, e ir al bar tomar una copa. ¿ Que quiere decir, ir al cementerio ? Además, puedes muy bien morir, y no ir al cementerio. ¡ Si no encuentran el cadáver ! En este caso, no se puede decir : cuando uno muere, va al cementerio. ¡ Ya ves que no es tan simple como parece !

Ella - Muy bien... Y si tu hija vuelve a preguntartelo ¿ Que le vas a decir ?

El - Pues... No sé... Le diré... Cuando uno muere, va al cimenterio... generalmente. Si encuentran el cadáver... Los vivos tambien pueden ir al cementerio, pero... Cuando uno ha muerto, es definitivo.

Ella (consternada) - Si...


11 - PESADILLA

El entra con un peluca rubia y un balón de fútbol. Ella llega después, por detras, con una chaqueta de hombre y un bigote como la de Hitler o Chaplin.

Ella - Guten Tag...

El sobresalta al descubrirla.

El - Pero... Quien es ?

Ella - Soy la canguro.

El parece aterrado. Ella saca un paquete de cigarillos.

Ella (tendiendole el paquete) - ¿ Fumas ?

El esta a punto de coger el cigarillo que le ofrece, pero renuncia prudamente.

El - No, gracias.

Ella (fuerte) - ¡ Natürlich ! Esta prohibido fumar... Hay un ceniciero, pero no significa nada. Es solo para que los contraventores ne quemen la moqueta... Siempre lo mismo. Hacen leyez, pero tambien preven algo en caso que no sean respetadas... (Saca un paquete de chicle) Quieres un chicle ?

El - Me hincha un poco...

Ella - ¿ Sabes porque los grillos del metro estan en via de desaparición ?

El - ¿ Hay grillos en el metro ?

Ella - O cigarras, no sé. Pues es porque esos bichos comian colillas. Ahora que esta prohibido fumar en el metro, se mueren de hambre. ¿ Te das cuenta ? Es todo un ecosistema que ha sido trastornado... Podrian ponerse a comer chicle. Pero los grillos, claro, no son tan adaptables como los humanos.

El - Hace poco, ví una exposición sobre la vida animal en medio urbano. No se sabe mucho, pero hay una fauna increible, en las grandes ciudades. Dicen que incluso hay lobos. Pero centenas...

Ella - Lobos ?

El - No, pero solo salen de noche, en los parques, claro... Sea lo que sea, yo nunca he visto uno...

Ella - Quizas porque los parques estan cerrados de noche...

Ruido de una puerta que se cierre.
El parece preocupado.

Ella - La asistenta cerró la puerta al salir... y se llevó la llave.

El - No hay ventana... Ni siquiera podemos pedir socorro...

Ella - ¿ No tienes un móvil ?

Busca en sus bolsillos con ansiedad. Su cara se ilumina al sacar algo.

El - ¡ Si ! (Deja de sonreir al constatar que no es un móvil) ¡ Ay, no ! Es el telemando que estaba buscando por todas partes...

Ella - Pero no hay tele...

El - Pues... El cartero nos liberará mañana por la mañana al llevar el correo...

Ella - Mañana es Navidad...

El - Ah, si, es verdad... ¡ Que pesadilla...!

Ella - ¿ Quieres alargarte un poco ?

El le mira aterrado. Ella saca una sabana blanca.

Ella - Si tenemos que celebrar Navidad juntos, mejor instalarse a gusto ¿ Verdad ? ¿ Que lado prefieres ?

El (resignado) - Me da igual...

Ella - Perfecto...

Ella se acuesta por debajo de la sabana. El se instala tambien.

Ella - Pues... ¡ Feliz Navidad !

El - Si...

Desaparecen por debajo de la sabana. La luz se apaga. Despues de un momento, el da un grito, despertando sobresaltado, mientras la luz vuelve. Ella despierta tambien. El ya no tiene su peluca, ni ella su bigote.

Ella - ¿ Pero que te ha pasado ?

El - Nada, nada... Una pesadilla. He soñado que era Navidad...

Ella (mirandole consternada) - Pero querido... ¡ Es Navidad !


12 - LOS MUEBLES

El escenario esta vacio. El esta aqui. Ella llega desde afuera.

Ella (mirando alrededor, consternada) - Pero... ¿ Dónde estan los muebles ?

El (satisfecho de si mismo) -  Nunca adivinarás.

Ella le mira, esperando una explicación.

El - Un tipo llamó a la puerta, esta mañana. Un anticuario.

Ella (inquieta) - ¿ Y que ?

El - Primero, le dije que no teniamos nada que vender.

Ella - ¿ Y después...?

El - Me dije que no costaba nada pedir una evaluación de todo esto. La estimación era gratuita. Nunca adivinarás cuanto me propuso en cambio de todas estas antiguallas.

Ella - ¿ Cuanto...?

El - Más que lo necesario para comprar otras.

Ella - ¿ Porque venderlas, entonces ?

El - ¡ Para cambiar un poco ! Me habias dicho que querias comprar otro sofá.

Ella - ¿ Y que ?

El - Sabes muy bien que al cambiar el sofá, hubieramos tenido que comprar otra mesa que corresponda. Luego cambiar la sillas tambien, etcétera...

Ella - Bueno, quizas...

El - ¡ Nos hubiera costado un montón ! Y que hubieramos hecho de nuestros muebles de antes ?

Ella no contesta.

El - Asi, es mucho mas simple.

Ella - ¿ Y mientras tanto, que ?

El - ¿ Mientras que ?

Ella - Que volvamos a comprar otros muebles...

El mira alrededor el escenario vacio.

El - Personalmente, nunca me han gustado las habitaciones sobrecargadas.

Ella - Pues seguro que ahora, no esta sobrecargado.

El - ¿ No estas contenta ?

Ella - ¿ De no tener mas muebles...?

El - ¡ Pero tu me dijistes que ya no te gustaba este viejo sofá !

Ella - No te dije que no queria mas muebles ¡ Ya ni siquiera tenemos una cama !

El - Pero acabo de explicarte que... ¡ Pensé, agradecerte !

Ella (conciliadora) - Bueno, vamos al restaurante esta noche. Dormiremos en un hotel, y mañana volvemos a comprar muebles ¿ De acuerdo ?

El - De acuerdo...

Silencio.

El - Nos quedas a escoger el estilo.

Ella - Si tenemos que cambiar, vamos por el moderno ¿ No ?

El - Si... Pero en este caso, tendremos que repintar lo todo...

Ella - Eres demasiado perfeccionista ¿ No te parece ?

El - Muebles modernos con esas pinturas descoloradas, va chocar...

Ella (irónica) - Y si cambiemos de pisos de una vez.

El - ¿ Tu crees ? (Un tiempo) Mira, por lo menos, no costaria mucho mudarse... Ya no tenemos muebles. Cerramos los contadores de agua y electricidad, nos vamos, y ni siquiera tenemos que volver.

Ella de repente tiene una duda.

Ella - ¿ Pensaste a vaciar los cajones ?

El - Claro.

Ella - ¿ Y tu alianza ?

El - ¿ Mi alianza ?

Ella - ¡ La que guardabas en el cajón de la mesa de noche !

El - Joder...

Ella ne dice nada, pero se nota que esta muy afectada. El esta muy malo tambien.

El - Hacia tanto tiempo que estaba aqui. Ni siquiera me acordaba...

Silencio.

Ella - ¿ Tienes la dirección de este anticuario ?

El - No... Me pagó en efectivo, puso lo todo en el camión y se fue. (Un tiempo, sin convicción) Si la encuentra, nos llamará...

Ella (amarga) - Claro... Y si no la encuentra, siempre podrás cambiar de mujer... Escogerás una mas moderna, que se armonize mejor con las nuevas pinturas y los nuevos muebles.

El - Lo siento...

Ella - ¿ Y porque nunca la llevaste, tu alianza ?

El - ¡ Me la lleve ! (Un tiempo) Antes de que nos casemos... ¿ Te acuerdas ? Habia comprado esos anillos en un bazar en El Cairo. Para hacer creer que ya eramos casados. Si no, en los hoteles, no querian alquilarnos una habitación.

Ella - Ya que has vendido los meubles, incluso la cama matrimonial, si que tendremos que ir al hotel esta noche...

El - No te preocupes. Aqui, no nos preguntaran a por la partida de matrimonio.

Ella - ¿ Y después de casar ? Porque la dejabas en la mesa de noche, tu alianza ?

El - Pues... Por miedo a perderla

Silencio.

El - ¿ Sigues enfadada...?

Ella no contesta.

El - ¡ Vamos !

Ella - ¿ A donde ?

El - ¡ Al hotel ! Sera como otro viaje de bodas... No mas alianzas, no mas muebles, pronto no mas piso. ¡ Volvemos a empezar de cero !

Ella - Yo todavia la tengo, mi alianza...

El - Pues mejor quitartela.

Ella - ¿ Y porque ?

El - Pareces casada. Yo no. En el hotel, van a creer que se trata de un adultero...

Ella - Me dejas escoger entre la soltería y una relación ilegitima ¿ Es esto ?

Se van.

Ella - Tienes una idea un poco rara del matrimonio...


SALIDA DE EMERGENCIA

El proyector alumbra una pareja en la sala. El pone su abrigo. Ella saca un cigarillo.

Ella (entusiasta) - ¿ Pues que ?

El (categórico) - Nulo.

Ella (ofendida) -  ¿ Nulo ?

El - Totalmente nulo.

Ella - ¿ Asi que no has entendido nada ?

El - ¿ Porque habia algo que entender ?

Ella - Ah ok, claro...

El le echa una mirada interrogativa.

Ella - Te vengas...

El - ¿ Me vengo...?

Ella – Esto me gustó, pues a ti no te gusta... Es pequeño ¿ No ?

El - Pero si no me ha gustado ¡ No te voy a decir que me ha gustado solo para complacerte !

Ella - No has dicho que no te gustaba, has dicho que es nulo. No es igual...

El - No veo mucho la diferencia, pero bueno...

Ella - Es nulo, me gusto, pues soy nula.

El - Lo dices tu...

Ella - No. Lo dice Platón.

El - ¿ Platón dijo que eras nula ?

Ella - Se llama un silogismo. Todas las mujeres son mortales, soy una mujer, pues soy mortal.

El - Si Platón lo dice... A mi, es esta nulidad que me pareció mortal. (Un tiempo) Ademáde s, no estoy seguro que sea muy válido tu silogismo.

Ella - Muy bien. Vaya. Continua...

El - ¿ Pero que te gusto en esto exactamente ?

Ella - ¡ Todo !

El - Es vago ¿ No ?

Ella - ¿ Y tu ¿ Que es lo que no te ha gustado ?

El - Mas vale que no entre en los detalles. Volverias a vejarte...

Ella - ¿ Yo ? ¿ Vejarme ? Espera, a mi me da igual que te haya gustado o no. A mi me gusto, y ya esta. Lo siento para ti se te has aburrido...

Silencio.

El - No vamos a pelear por esto...

Ella - A veces, me pregunto lo que hacemos juntos.

El la coge por las espaldas.

Ella - Espero que la próxima vez, nos gustará a los dos…

El - O por lo menos que tendremos la misma opinión...

Ella le echa una mirada interrogativa.

El - Quizas nos joderemos los dos.

Ella - Si... Es minimalista, aquella visión de la armonia en la pareja...

Se van. Ocuridad.

Pièces, plays, obras

Elle et Lui, Monologue Interactif, comédie à sketchs pour un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept... couples. Sur l'exaltante épopée de la vie à deux...  Elle et Lui a été créé en mai 2006 à Marseille au Théâtre Marie-Jeanne (mise en scène de Caroline Steinberg) avant d'être joué dans divers théâtre de Marseille et région. La pièce a ensuite été montée à Paris au Théâtre Darius Milhaud (mise en scène de l'auteur),  puis au Bouffon Théâtre (Compagnie Les Artificateurs mise en scène Guillaume Bonsch avec David Chenaud et Caroline Sahuquet). Projet de montage à Paris à la rentrée prochaine (mise en scène Sébastien Cop). LÉCHARGER ELLE ET LUI

Ella y El, Monologo Interactivo (traduccion del autor), comedia para un, dos, tres, cuatro, cinco, seis, siete... parejas. Tratando de la exaltante aventura de la vida a dos... Ella y El fué estrenada en mayo 2006 en Marseille en el teatro Marie-Jeanne y despues representada en varios teatros de Marseille y alrededores. La obra fué montada el mismo ano en Paris en el teatro Darius Milhaud, y luego en el Bouffon Theâtre. Fue estrenada por primera vez en Espana en el Teatro Artespacio Plot Point de Madrid el 2 de agosto 2009 con Mayte Atares y Ramiro Melgar DESCARGAR ELLA Y EL

Him and Her, Interactive Monologue (translated from French by the author with the assistance of Sophia Bézier-Burnett), comedy for one, two, three, four, five, six, seven... couples. About the exciting adventure of living together. Him and Her was created in may 2006 in Marseille at the Théâtre Marie-Jeanne then performed in various theaters of Marseille and its region. Since then, the play has been staged in Paris  at the Théâtre Darius Milhaud, and then at the Bouffon Théâtre. DOWNLOAD HIM AND HER


Café des Sports, comédie à 7, 8, 9 voire 10 personnages, distribution modulable (1H/6F, 1H/7F, 1H/8F, 1H/9F, 2H/5F, 2H/6F, 2H/7F, 2H/8F, 3H/4F, 3H/5F, 3H/6F, 3H/7F, 4H/3F, 4H/4F, 4H/5F, 4H/6F, 5H/2F, 5H/3F, 5H4F, 5H/5F, 6H/2F, 6H/3F, 6H/4F, 7H/2F, 7H/3F...). Suite à un accident de corbillard, l'arrivée dans un café d'un cercueil qui s'avère contenir un billet de loto est le prétexte d'une comédie de situation très enlevée. Finaliste du concours d'écriture de comédie organisé par le Théâtre Tête d’Or à Lyon, Café des Sports a été créé au Théâtre Roublot en juin 2002 par l'Atelier de Réalisation de l'École de Théâtre de Fontenay-sous-Bois. Depuis, cette comédie a été montée avec succès un peu partout en France, dans les DOM-TOM, et les pays francophones. Une pièce qui peut être jouée en décor réel, dans un café. TELÉCHARGER CAFÉ DES SPORTS


Come-Back, comédie déjantée pour 3 hommes et 1 femme autour de la trentaine : Ayant convié chez lui ses deux ex "meilleurs potes" qu'il n'a pas revus depuis le bac, un comédien désespéré provoque leurs improbables retrouvailles avec une ex "bonne copine" de lycée à qui ils ont laissé un mauvais souvenir... Come Back a été créé en mars 2006 à Paris au Café-Théâtre Le Rigoletto, où il a été joué pendant trois mois, avant d'être repris pendant deux mois au Théâtre des Deux Rêves (mise en scène Éric Hénon avec Laetitia Giorda, Frédérick Guillaud, Thierry Darmor, Ali Vaezi). TÉLÉCHARGER COME BACK


Strip Poker, comédie pour 2 hommes et 2 femmes : ayant invité leurs nouveaux voisins pour faire connaissance, un couple se trouve entraîné dans une comédie à la manière de Woody Allen... La pièce a été créée à Paris au Théâtre de Ménilmontant en mars 2008 puis jouée jusqu'en juillet au Théâtre La Comedia (APC Production Pascal Aubin, mise en scène Marc Duret avec Delphine Braillon, Vincent Maes, Vincent Ropion, Herrade Von Meier). À l'affiche à Nice depuis septembre 2008 successivement au Théâtre de la Tour, au Théâtre de l'Impasse et au Théâtre de l'Atelier
(Compagnie La Chance du Débutant avec Galicia Guy, Sylviane Palomba, Cyril Harraca, Olivier Martineau). TÉLÉCHARGER STRIP POKER


Photo de Famille, comédie pour 2 hommes et 2 femmes autour de la cinquantaine. Deux frères et deux soeurs qui ne se voient plus guère se retrouvent une dernière fois dans la maison de vacances famliale pour la vendre, après le décès de leurs parents. Mais les comptes qu'ils ont à régler ne sont pas seulement financiers... La pièce a fait l'objet d'une première lecture publique à Paris au Théâtre de la Huchette en juin 2008 (dirigée par Hélène Cohen avec Marc Brunet, Frédérique Villedent, Fabienne Chaudat, Henri Gruvman). Elle sera créée à Lyon au Théâtre de l'Étoile Royale le 29  janvier 2009 sous le titre Miami Playa, Un Jour d'Hiver (mise en scène Nicolas Norest avec Raphaël Petronio, Jean-François Alardon, Gabrielle de Germiny, Michel Fayard
). TÉLÉCHARGER PHOTO DE FAMILLE / MIAMI PLAYA


Brèves du Temps Perdu, comédie à saynètes comico-philosophiques pour deux ou plusieurs (jusqu'à plus de vingt) hommes ou femmes. Sur le temps, la vie, la mort, l'amour... et l'éternel retour. La pièce a été créée au Havre au Théâtre Le Poulailler en mai 2008. TÉLÉCHARGER BRÈVES DU TEMPS PERDU


Chroniques d'une Vie Laborieuse, comédie à saynètes humoristiques et grinçantes pour deux ou plusieurs (jusqu'à plus de vingt) hommes ou femmes. Sur l'exaltante épopée qui nous conduit de l'école maternelle à la maison de retraite, en passant par une vie professionnelle personnellement épanouissante et socialement utile... Texte partiellement inédit (certaines saynètes ont déjà été montées dans le cadre de spectacles composés d'un montage de scènes, tirées notamment de Elle et Lui ou des Brèves du Temps Perdu). TÉLÉCHARGER CHRONIQUES D'UNE VIE LABORIEUSE

Happy Hour
, comédie à  six personnages (2H/4F, 3H/3F, 4H/2F). Adaptation disponible pour cinq personnages (1H/4F, 2H/3F, 3H/2F). Dans un bar de nuit, surveillé par la police à la recherche d'un dangereux psychopathe, un inquiétant barman sert de confident à des clientes esseulées ayant rendez-vous avec de mystérieux partenaires rencontrés sur le net... Outrance et humour noir, à mi-chemin entre le Splendid et les Monty Python. En projet pour être monté par la Troupe de Théâtre de l'École Centrale de Paris. TÉLÉCHARGER HAPPY HOUR



Les Monoblogues
, monologues pour un homme ou une femme.  Une introspection psychanalytique, poétique et néanmoins humoristique... TÉLÉCHARGER LES MONOBLOGUES

Premier Amour... et Dernière Volonté, comédie pour 2 hommes et 2 femmes autour de la trentaine : Ayant invité chez lui un couple d'ex-camarades de lycée qu'il n'a pas revus depuis dix ans, un looser sympathique provoque leurs retrouvailles inattendues avec une ex "bonne copine" qui a des comptes à régler avec eux... TÉLÉCHARGER PREMIER AMOUR

Mon best of...

Eugène Ionesco (La Cantatrice Chauve), Yasmina Reza (Art), Roland Dubillard (Les Diablogues), Harold Pinter (Trahison), Nathalie Sarraute (Pour un Oui ou Pour un Non), Bernard Marie Koltes (La Nuit Juste Avant les Forêt), Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (Un Air de Famille), Jean-Michel Ribes (Théâtre Sans Animaux), Gilles Dyrek (Venise sous la Neige), Alain Krief (Les Héritiers), Sergi Belbel (Après la Pluie), Jean-Paul Alègre (Jeux de Planches), Denise Bonal (Les Pas Perdus), Diastème (Hammam), Alan Rossett (Double Dreamburger), Jean Tardieu (Théâtre de Chambre), Woody Allen (Puzzle), René de Obaldia (Grasse Matinée), Guy Foissy (Veillée Funèbre), Michel Azama (Le Sas), Eugène Durif (Têtes Farçues), Xavier Durringer (Bal Trap), Olivier Dutaillis (Les Grandes Personnes), Alain Enjary (Animaux suivi de Autres Animaux), Jean-Claude Grumbert (Rixe), Victor Haïm (La Valse du Hasard), Christian Rullier (Football), Marc Camoletti (Pyjama pour Six), Jean-Luc Lagarce (Les Prétendants), Eric-Emanuel Schmitt (Hôtel des Deux Mondes), Yvon Taburet (Un réveillon à la Monragne)), Pierre Desproges (Chroniques de la Haine Ordinaire), Ray Cooney (Stationnement Alterné),Jean-Marie Gorio (Brèves de Comptoir), Fabrice Melquiot (Bouli Miro)... et tout Molière (auteur de sitcom éternellement contemporain).
 
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